Comment une danse du jour avec notre corps du quotidien peut être le début d'un mieux être.
La médecine chinoise appelle Fangzheng cette cartographie de l'instant — non pas une maladie à nommer, mais un état à décrire. Ces ateliers proposent de mettre ce déséquilibre en mouvement.
Notre corps est un territoire vivant, façonné par notre histoire personnelle et collective. Il porte en lui les empreintes visibles et invisibles de notre existence — les tensions accumulées, les postures adoptées, les émotions traversées.
Le diagnostic — au sens de la médecine chinoise — n'est pas un verdict. C'est un état des lieux : là où on en est, aujourd'hui, avec ce corps-là. Et cet acte même — prendre conscience de son corps, ici, maintenant — est déjà, selon Steve Paxton, une forme de danse.
Ces ateliers ne proposent pas un protocole fixe. Ils proposent une direction : aller chercher, en chacun, ce que nous appelons la danse du jour — ce mouvement singulier qui émerge de ce que vous êtes aujourd'hui.
« Nous sommes toujours à ce point aveugle entre ce que nous avons été et ce que nous devenons — là où l'infinie potentialité se déploie. »
Compagnie Dodescaden« Le Yang Qi est comme le ciel et le soleil, s'il perd sa place alors la vie est rompue et n'est plus glorifiée. »
Suwen, chapitre 3Car si la médecine chinoise cherche à rétablir la circulation des liquides — et avec eux la vitalité —, la danse rend ce mouvement visible, expressif et libérateur. Toute stagnation est le fruit d'un blocage. Tout mouvement est déjà une guérison possible.
Aborder le corps dans sa globalité selon les préceptes de la médecine chinoise — non comme un problème à résoudre, mais comme un territoire à explorer.
Transformer votre état du jour en matériau chorégraphique. Le diagnostic n'est pas un verdict — c'est un point de départ.
Développer de nouvelles formes de connaissance de votre propre corporéité. Il ne s'agit pas d'apprendre à danser. Il s'agit de défaire nos représentations du corps.
Créer des espaces d'émancipation — mettre du mouvement là où ça bloque, là où c'est raide, là où ça fait mal. La peur rigidifie. Le mouvement défait ce cercle.
© Thomas Bolt
Ce qui distingue ces ateliers, ce n'est pas l'association de deux disciplines, mais la manière dont deux parcours de vie ont rendu cette association inévitable.
Fondée à Marseille en 2012, Dodescaden part d'une question radicale : dans quel état se trouve le corps dans notre société contemporaine ? Chaque création explore un angle différent — la précarité, l'épuisement, les rituels de résistance, l'exil — en tissant danse, musique et théâtre. La compagnie associe à chaque création des chercheurs en sciences humaines : philosophe, sociologue, anthropologue, chercheur en performance studies.
Les premiers ateliers sont en cours de lancement à Marseille. Inscrivez-vous à notre liste d'intérêt pour être informé des premières dates — ou contactez-nous pour un partenariat Culture & Santé (ARS · DRAC · Région Sud · EHPAD · hôpitaux).